16,825kg – 1.990€ • Moteur: arrière Cowboy • Batterie: 360 Wh (36Vx10Ah) – 2,420kg

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Le Cowboy bike est le fruit de jeunes investisseurs bruxellois qui ont déjà fait leurs armes dans les applications connectées. Leur premier vélo avait été commercialisé au printemps 2018 et nous avions testé la première version. Voici le test de son évolution.

Cowboy vend directement aux consommateurs via son site web. Cela permet de réduire les prix en éliminant des intermédiaires, mais vous pouvez vous retrouvez démuni en cas de panne ou de besoin d’entretien, car certains vélocistes boycottent les marques vendues en direct. Le vélo est livré dans une caisse bien étudiée. Vous tirez une languette qui ouvre la caisse afin d’exposer une boîte dans laquelle se trouve le mode d’emploi et les outils pour terminer le montage, à savoir mettre le guidon droit et monter les pédales.

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Un code QR est accroché au vélo, Vous devez charger l’application Cowboy pour le scanner et jumeler le vélo avec votre téléphone qui est indispensable pour déverrouiller le moteur. Vous ne trouverez aucun bouton sur le vélo. Le smartphone est indispensable pour activer le moteur et les éclairages intégrés. L’arrière clignote quand vous décélérez. L’application vous donne des statistiques de vos sortie et des fonctions de navigations. Cowboy a aussi lancé sa propre assurance Easy Rider tant contre le vol que les dégâts, au prix de 120€ par an. Cela est un peu plus cher qu’une assurance classique. L’application vous indique toujours où se trouve votre vélo, ce qui peut être utile en cas de vol. L’an dernier, nous avions souffert du manque de stabilité de la connexion avec le smartphone, ce qui est solutionné cette année. Si votre smartphone s’éteint, il ne faut pas craindre de perdre l’assistance.

Cette nouvelle version coûte 200€ de plus que l’an dernier. Pour ce montant, le vélo gagne en capacité avec une batterie de 360Wh, soit 100Wh de plus, grâce à l’utilisation de cellules 21700. Il perd ses freins Shimano au détriment de Tektro. Au niveau structurel, il faut enlever la batterie pour accéder aux vis de réglage de hauteur de selle. Il n’est vendu qu’en une seule taille.
Le moteur se trouve dans la roue arrière. La lampe permet juste d’être vu, mais pas de voir. Le vélo n’est pas équipé de garde-boue ou de porte-bagages, mais il dispose des fixations pour les monter. Il faut acheter de quoi l’équiper contre la pluie, un support pour smartphone et une lampe avant.

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Le vélo s’inspire clairement des fixies, ces vélos de livreurs urbains. La position est celle d’un vélo de route et assez couchée, mais pas trop allongée. Ce choix restreint l’utilisation potentielle du vélo et son public.
La transmission est monovitesse avec courroie. Le rapport unique est bien choisi dans la mesure où ce modèle s’adresse à un public jeune. Le moteur dans la roue arrière est classique. Les capteurs sont basiques et on ne dispose que d’un seul niveau d’assistance. Le Cowboy n’est pas brusque au démarrage. Il atteint rapidement la vitesse de 25 km/h sur le plat ou en faux plat. Le moteur a du couple et l’arrêt à 25 km/h est très doux et on pédale facilement à la force des jambes au-delà de 25 km/h, même si on ressent une légère résistance. Dans les côtes, l’assistance perd en efficacité et on est vite à la peine. L’autonomie est assez bonne car on dépasse facilement les 60 km sur des parcours peu accidentés où l’on dépasse facilement les 25 km/h. Mais attention, après 50km, l’autonomie indiquée est de 25km, mais elle fond comme neige au soleil et vous parcourez à peine 10km avec une batterie qui a perdu de la puissance.
Sur l’application, nous avons même réussi à mettre le vélo en mode US avec la vitesse limitée à 32 km/h. C’est normalement interdit. Ce mode est décrit comme uniquement tout terrain ce pour quoi le vélo n’est pas conçu et l’utilisateur reconnaît qu’il ne roulera pas sur la voie publique. C’est plutôt hyprocrite de la part de Cowboy. Nous avons essayé ce mode sans le trouver utile car dans les côtes, il n’apporte pas plus de puissance, ni de vitesse.
Le point faible du Cowboy est son manque de confort. Le cintre étroit devient inconfortable après 5 km et on perd tout plaisir à rouler.

Le Cowboy vise un public de niche, jeune urbain et branché qui effectue de courts déplacements. Pour ce public il se révèlera fonctionnel, si vous n’avez pas peur d’un vélo acheté en ligne.

Publié le 14 novembre 2019

Fiche technique
Taille: unique • Transmission: monovitesse à courroie • Frein: Tektro disques • Roues: Panaracer
+: Autonomie
-: Confort, équipements, prix