Testé sur Neomouv Furtivoo
Mis à jour le 3 décembre 2018

B+AIO A4 Description

Présentation

Zehus est une start-up italienne dont le produit est à classer dans la catégorie Smartwheel. Une smartwheel est une roue dont le moyeu contient tant le moteur, l’électronique que la batterie pour transformer n’importe quel vélo en E-bike. Le terme Smart rappelle que la roue communique avec un smartphone via le protocole Blutooth.

Le produit de Zehus s’appelle Bike et est décliné en deux versions Bike et Bike+.
Vittoria, le fabricant de pneumatiques, a investi en 2016 dans le projet et cette association a facilité la production du système en Asie où Vittoria fait produire ses pneus et roues.

La roue Zehus n’est pas vendue au détail sous ce nom réservé à la première monte, mais elle l’est sous le nom FlyKly au prix de 1.199 € (auquel il faut ajouter 100€ de frais de port). Les roues existent au format 20, 26 ou 28’’.
Il est nécessaire de rentrer dans les paramètres techniques du moyeu.
Il existe en entraxe de 120 ou 135mm, pour 32 ou 36 rayons, freinage sur jante, disque ou roller brake, pignon unique ou roue-libre, selon la documentation technique. Aujourd’hui, nous n’avons rencontré ce produit qu’en version pignon unique et freinage sur jante, aussi bien sur des vélos que des roues complètes FlyKly.
Techniquement, la roue est paramétrée pour fonctionner avec un pignon de 18 dents et un plateau de 46 dents. Le fabricant du vélo peut modifier ces paramètres.
Le poids du moyeux BIKE est annoncé à 3kg, batterie de 160Wh (29,6Vx5,4Ah) incluse. Le système analyse la puissance nécessaire selon les capteurs placés dans le moyeu.
La batterie se charge via une connexion placée sur l’axe du moyeu

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Application Bitride

Il n’est pas obligatoire de l’utiliser pour rouler, mais l’application Bitride permet de gérer ses paramètres et utiliser son smarthone comme écran de contrôle. L’appairage Bluetooth est très rapide. Si vous placez le smartphone sur votre cintre, l’application fait office d’écran avec votre moyenne et l’état de charge de la batterie.
Le plus intéressant est réside dans les réglages possibles.
On peut modifier :

  • Top Boost Speed. – Par défaut 10 km/h.
    En dessous de cette vitesse, le moteur vous donne un maximum d’assistance. Au delà, l’assistance va en décroissant. Le maximum est 25 km/h.
  • Assist Level – Par défaut 60%.
    Cela permet d’ajuster la puissance d’assistance. Si on l’augmente, on réduit l’autonomie.
  • Brake – Par défaut 100%
    Cela ajuste la récupération d’énergie durant la décélération.

 

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Test

Le premier avantage de cette solution est l’absence de câble et un poids réduit qui se ressent quand on soulève le vélo.
Comme aucun bouton de mise en route n’est prévu, pour enclencher le moteur, il faut atteindre la vitesse de 8 km/h et rétropédaler 3 tours en arrière pour activer l’assistance. Un éclairage bleu sur le côté du moyeu confirme l’activation.
Premier constat, l’assistance ne fait aucun bruit.
Dans le réglage standard, dès qu’on atteint 10 km/h, l’assistance devient dégressive et se coupe. Par conséquent, on pédale très rapidement comme sur un vélo classique car il est facile d’atteindre 10 km/h sur le plat. Par contre, après 15 km, on a utilisé que 15% de la batterie, autant dire rien vu sa capacité.
En vue d’un parcours plus vallonné, nous ajustons la vitesse sur 17 km/h. On dispose enfin d’une véritable assistance jusque 17 km/h et il est possible de franchir un forte côte en monovitesse. L’autonomie s’en ressent, à savoir 20% de capacité pour 10 km.
Nous avons aussi joué avec l’Assist level, mais 60% semble un excellent compromis. Descendre ce niveau réduit la réaction au démarrage et l’accroître donne une impulsion plus forte qui n’est pas nécessaire.
Nous avons gardé à 100% le mode de régénération. On le ressent clairement quand on arrête de pédaler, le moteur se met en mode de récupération d’énergie et agît comme un frein moteur, mais de manière agréable. Quand on retropédale, on accentue cet effet. Résultat, on s’habitue vite à limiter l’usage des freins avant un virage. Il est difficile de juger l’effet sur la recharge, mais sur la conduite, il est positif.
Le moteur ne réagit pas comme un moteur central classique. Il réagit moins rapidement et est moins sensible à la pression.
Le moteur Zehus n’équipe aujourd’hui que des vélos monovitesse qui sont par essence déjà léger. Ce sont des vélos sur lesquels l’assistance n’est de prime abord pas nécessaire.
En utilisation urbaine, nous avons apprécié d’être aidé au démarrage après un feu rouge et de ne pas transpirer dans les côtes.

Ce produit s’adresse à un public jeune et urbain qui n’a pas besoin d’une assistance très puissante Il équipe des vélos de moins de 2.000 €, ce qui en fait un produit attrayant. Nous sommes curieux de tester ses futures versions pour dérailleur, de même que des vélos pliables équipés de ce système.